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mardi 8 avril 2014

Et si le Print était finalement le Web du futur ?




Tous ceux qui me lisent où me connaissent savent que si je parle souvent des produits Google (Groups, G+, Google site, Drive, Glass…) c’est en grande partie pour les gains de productivité et l’approche collaborative que me procure l’usage de ces produits. Alors imaginez-moi découvrant ce que pourrait être le web du futur… Vous pourriez croire que j’étais dans un des laboratoires de Google pour ce faire ! Et bien non ! J’étais chez BEEBUZZINESS … une Start up Grenobloise d’une vingtaine de collaborateurs  où devrais-je dire « une ruche » composée de + 20 abeilles travaillant à scénariser, organiser, modéliser, digitaliser… le contenu de votre « information ». Mais faisons un petit détour pour mieux comprendre leur travail…




Un de mes professeurs en cognitif  Michel Dubois à l’université Pierre Mendes France, féru des interfaces écrans,  nous expliquait déjà en 1995 comment il fallait penser « usage » avant « technologie » en nous citant l’exemple des écrans de contrôle des trains de la SCNF, pensés non pas par des technocrates mais bien par des cheminots. Les ergonomes ayant eu à travailler sur le sujet ont tout simplement « mutualisé et digitalisé » les notes/consignes que s’échangeaient à l’époque (de façons informelles) les conducteurs lorsqu’ils se passaient le relai. D’ailleurs je vous invite à retrouver le compte rendu de sa présentation du 7 avril 2014 à la Mai­son des Sciences de l’Homme — Alpes ou il a présenté l’émotion dans le processus d’acceptabilité de l’innovation (…les approches qui envisagent la conception des produits du point de vue de leurs propriétés esthétiques, du plaisir qu’ils procurent ou des réactions émotionnelles qu’ils suscitent, introduisent d’ores et déjà des changements importants dans la manière d’envisager les interactions utilisateur / innovation).


« L’usage avant la technologie » c’est également la philosophie du dirigeant Pierre-Nicodème Taslé qui a construit son business en travaillant étroitement avec des chercheurs en science cognitive à Grenoble. C’est d’ailleurs leurs homologues internationaux ainsi que des professionnels du monde digital qui ont plébiscité les avancées technologiques, environnementales et sociétales des solutions de BEEBUZZINESS en la récompensant lors du « European Digital Communication Awards 2012 ».


Mais pour comprendre l’innovation qu’apporte ce nouvel écosystème que j’ose appeler « Marketingment » (merci de ne pas décomposer ce néologisme !)  Le web du futur ! Il faut comprendre ce qu’est le web aujourd’hui !


En résumé, une masse d’informations éparpillées sur le web avec des formats différents (texte, photos, images, vidéos…) que nous essayons de :
  • Retrouver via un moteur de recherche
  • Archiver avec nos favoris/bookmarks
  • Partager via nos mails ou nos réseaux sociaux
  • Et parfois même imprimer pour pouvoir les lire.


Oui mais voilà ces informations ne sont pas ou peu reliées entre elles. Par exemple, vous mettez une vidéo sur Youtube vous pensez à « l’encapsuler » dans votre article mais combien pense à indiquer (dans la partie description de la vidéo) le ou les liens vers le ou les articles qui contextualisent votre vidéo ? Or un média, quel qu’il soit (photos, vidéos…) cité en dehors de son contexte est un « objet déconnecté ».


Nouvel aparté (pour les plus connectés ou déconnectés je ne sais plus !).


Les années 2000 ont vu l’émergence des réseaux sociaux avec la possibilité de partager du contenu multimédia (texte, vidéo, image, photos…) et bien souvent du contenu « émotionnel » on parle alors  de web émotionnel. L’objet n’est plus connecté à un « contexte » mais à un réseau de personnes. Et ce n’est plus l’information qui prime mais le nombre de personnes connectées à cette information. Quand j’étais lycéen je m’amusais à découper/catégoriser le réel. Par exemple, j’imaginais l’information ou les gens comme des objets connectés (je sais j’avais déjà un grain...mais ça ce comprend j’étais proche d’un incubateur ! ). De ce postulat, j’avais élaboré deux approches : une personnelle et une professionnelle. La première (sexiste je vous l’accorde) était de distinguer les filles et les garçons quant aux traitements de l’objet/information (je détaillerai un jour si je suis plébiscité dans les commentaires…) et la deuxième était de proposer un outil, d’aide à l’orientation professionnelle, basé sur le fait que tous les métiers pouvaient être décomposés en « objet/information ». Chemin faisant, je créais mes propres catégories sociales vis-à-vis des objets/informations !


Oui mais ce que ce fait naturellement un individu (catégorisation sociale) le web d’aujourd’hui ne sait pas le faire ! Il nous propose pour pallier à cela des outils d’agrégation, de syndication et de curation. 

La curation de contenu repose sur trois axes fondamentaux : La sélection, l'éditorialisation et le partage. Un curateur (celui qui réalise la curation) recense des contenus et opère une sélection ou un tri (étape 1). Il organise ensuite, structure et met en forme ces contenus (étape 2). Enfin, il rend ces contenus disponibles et accessibles aux internautes (étape 3). Une des forces des produits BEEBUZZINESS est justement de pouvoir proposer en un seul outil les 5 modèles de curations décrit par Rohit Bhargava « l'agrégation, la distillation, l'élévation, la chronologie et la mashup).


  1. L'agrégation (permet de trouver des sources pertinentes concernant le sujet choisi et de les rassembler sur un même site).
  2. La distillation (permet de dégager les éléments essentiels de façon claire dans un but de gain de temps pour les utilisateurs).
  3. L'élévation (permet d’extrapoler des tendances à partir de données partielles, elle nécessite une capacité d'analyse)
  4. Le mashup (permet de fusionner des contenus afin de créer une seule source d'information regroupant les différences d'opinions sur le même sujet).
  5. Chronologie (permet de rassembler et de classer chronologiquement l'historique du sujet choisi)
Mais ce n’est pas tout ! C’est bien parce que la philosophie de Pierre-Nicodème Taslé est d’avoir pensé l’information déconnectée de son format qu’il peut opérer cette révolution numérique. En effet, puisque nous avons accès à une bibliothèque de médias toutes les recompositions sont permises, ce qui participe à gagner du temps lors de la recherche ; à donner du sens et faire émerger des contenus peu accessibles depuis les moteurs de recherche via la brique de data mining. Cette dernière brique d’exploration des données (data mining) couplée à une offre étoffée de visualisation de données transmédia ouvre les porte à ce nouveau web du futur un écosystème contrôlé pour et par les entreprises et non par un moteur de recherche où des outils de curation. Pour aller plus loin, je vous invite à découvrir des exemples d’outils de data visualisation sur l’article de Maxim vaudano.
Et si ces objets digitaux pouvaient être réels ?


La dernière innovation, et pas des moindres, est d’avoir pensé l’univers digital comme un univers connecté au réel en l’occurrence ici au « Print ».  En effet, partant du postulat « cognitiviste » qu’il est plus facile de lire et d’apprendre une information structurée et/ou imprimée cette solution ne vient pas opposer des univers (print & digital) mais bien les intégrer. Si je me permettais une dernière analogie je la ferais avec la théorie des organisations sur les types de management proposés par Mouton & Blake. Cette approche propose 5 types de managers (cf. schéma).

blake mouton grille.png

Pour comprendre la prouesse de cette solution nous pouvons :
1         Remplacer l’axe vertical «intérêt porté aux problèmes » par
a)   « l’intérêt pour les usages »
b)   Ou « le monde réel »
c)    Ou « le « print »
2         Remplacer l’axe horizontal « impératif de production » par
a)      « impératif technologique »
b)      Ou « le monde digital »
c)       Ou « le « web »
Cette analogie montre que la solution « BEEVIRTUA » se positionnerait sur un « type 9.9 », c’est-à-dire une vision de l’axe « digital & print » non pas opposée mais complémentaire. Une fois accepté ce paradigme on décloisonne les services et on redonne de la valeur au contenu Print tout en enrichissant simultanément le web. Le web du futur ce n’est plus un web déconnecté du réel c’est un web interconnecté avec le réel ! Avec le Print pour les solutions de BEEBUZZINESS mais demain avec de nombreux objets connectés (brosse à dent, pèse personne, frigo…) et là-dessus les Tech-champions françaises du numérique ne manquent pas !
BEEVIRTUA est donc bien un véritable écosystème éditorial digital transmédia en permettant avec un même objet/information d’avoir :


1-   Une plateforme web enrichie depuis une bibliothèque digitale
2-   Des ouvrages physiques connectés au web (hyperbook),
3-   E-livre multiplateforme (iPad, iPhone, Blackberry, tablettes Android...)
4-   Une bibliothèque virtuelle
5-   Un réseau social
6-   Du multimédia immersif
7-   Des outils de datavisualisation
8-   Des Diaporamas multimédias
9-   Des images interactives
1-   Des timeslines interactives
1-  
La révolution numérique : le print & digital | Digital Grenoble | Scoop.itJ’imagine déjà le gain de temps et d’argent que pourraient faire des entreprises rien que dans la région Rhône-Alpes comme Spartoo (chaussure) à Grenoble ou Debonix (outillage) à Annecy ou encore LDLC (matériel informatique en ligne) à Lyon. Ils vendent tous en ligne des catalogues de produits ou de marques. S’ils avaient cette solution, ils pourraient enrichir et mettre à jour automatiquement leur contenu web en offrant, tout à la fois, une expérience digitale et un service Print. Je vous le dis, la révolution numérique est en marche et un de ces grands acteurs dans le Print/Digital est à Grenoble… (voir plaquette Spie Inspiration)

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